Perdre du poids, c’est d’abord une question de santé.

La résistance à l’insuline au cœur du problème.                                            

 


 par le Dr Thierry Schmitz

 

Malgré la hantise de nos populations de prendre du poids, nous sommes plus gros aujourd'hui que par le passé.  En fait, environ 40 % de la population française est en surpoids avec 8 à 10 % d’obèses surtout dans la tranche d’âge 60-70 ans. Cependant, la cause principale de l'obésité, la résistance à l'insuline, reste négligée en grande partie par la communauté médicale et demeure un mystère non résolu pour les patients qui en souffrent. 

 

Sucres rapides / Sucres lents

Selon la croyance populaire, les sucres rapides sont présents dans les aliments à forte saveur sucrée (desserts, barres chocolatées, Coca-Cola) et fournissent rapidement de l'énergie à l'organisme. A l’inverse, les sucres lents se trouvent dans les aliments à saveur non-sucrée (les pommes de terre, le pain, les pâtes) et fournissent de l’énergie moins rapidement mais plus longtemps. Cette distinction est erronée et prête à confusion.

 

La vitesse d’un sucre = l’indice glycémique (IG)

En réalité, ce qui caractérise la vitesse d’un sucre, c’est sa capacité de passer de l'intestin vers le sang et l’importance avec laquelle il va augmenter le taux de glucose dans le sang.

C’est donc dans le but de mesurer l'augmentation du taux de sucre dans le sang après avoir mangé un aliment riche en glucides que les scientifiques ont créé la notion d'indice glycémique (IG). Plus l'indice est haut, plus vite le sucre est absorbé, et plus la quantité de glucose sanguin augmente rapidement.

L'indice glycémique d'un aliment est déterminé par comparaison avec un aliment de référence,  le glucose. Le glucose est un sucre qui augmente rapidement le taux de sucre dans le sang. Il possède un indice glycémique de 100 (IG glucose = 100).

Tous les aliments contenant des glucides peuvent être classés en fonction de leur indice glycémique, soit un IG élevé (IG>70), moyen (IG entre 55 et 70) ou faible (IG<55). Un aliment à indice glycémique élevé augmentera davantage le taux de sucre dans le sang qu'un aliment présentant un indice glycémique faible.

 

La charge glycémique, la clé du régime

Si l'indice glycémique nous indique comment un aliment contenant des hydrates de

carbone  augmente  rapidement  la  glycémie, il  ne  tient  pas  du  tout  compte  de  la  quantité d'hydrates de carbone consommée.

En effet, si l'on mange des quantités similaires de deux aliments ayant un même indice glycémique (ex : carottes cuites et barre de mars), le taux de glycémie augmente moins avec l'aliment le moins riche en glucides (carottes cuites).

Les carottes cuites ont un IG de 56. Une portion typique de 90g carottes cuites contient environ 8g d'hydrates de carbone. Pour  calculer  la  charge  glycémique,  nous  multiplions  8  par  0.56  ce qui donne  une charge  de  glycémique  de  5.  La  barre  Mars  a  un  IG de 57 et contient 37 grammes d'hydrates de carbone, soit 37 multiplié par 0.57 cela donne une charge de glycémique de 21.

 

Alimentation

Index Glycémique (IG)

Charge Glycémique (CG)

carottes cuites

56

5

barre de mars

57

21

 

D'où l'intérêt du concept de charge glycémique (CG). Dérivée du concept d'IG, la CG permet de mesurer la réponse glycémique totale après la prise d'un aliment ou d'un repas (CG= IG/100 x grammes de glucides par portion). En pratique, cela permet de comparer directement l'effet de deux aliments sur le taux de glycémie en mesurant la CG d'une portion de l'un par rapport à la CG d'une portion de l'autre.

Une charge glycémique supérieure à 20 est considérée élevée, moyenne entre 11 et 19 et basse en dessous de 11.

 

·        Le sucre raffiné est une drogue légalisée

 

Des calories vides qui épuisent nos réserves en vitamines et minéraux

A l’état naturel, dans les aliments non raffinés (les fruits par exemple), les sucres sont toujours accompagnés de vitamines (vit B1) et de minéraux (magnésium) qui sont indispensables à leur métabolisme. Par contre, le sucre raffiné qui n'en contient pas oblige notre corps à puiser ces vitamines et minéraux dans ses propres réserves (calcium des os par exemple).

La consommation quotidienne de sucre raffiné produit un excès permanent d’acidité, et l’organisme doit alors puiser de plus en plus de minéraux pour tenter de corriger ce déséquilibre.

Le sucre raffiné est donc néfaste parce que les seules choses qu’il apporte sont des calories " vides". Il lui manque les vitamines et minéraux naturels qui sont présents dans la betterave à sucre ou la canne à sucre.

 

Comme une drogue

Le sucre raffiné ou les aliments qui en contiennent provoque une hyperglycémie (montée brutale du taux de glucose sanguin). Une sensation d’euphorie, de plein d’énergie apparaît rapidement mais qui sera de courte durée puisque le pancréas réagit en secrétant de l’insuline. Une hypoglycémie réactionnelle (baisse du taux de glucose sanguin) s’ensuit avec une sensation de coup de pompe qui invite à consommer à nouveau du sucre. Notre organisme rentre dans un cercle vicieux qui peut aller jusqu’au diabète, d’autant plus que notre alimentation moderne comprend toujours, à côté du sucre blanc, des céréales raffinées (riz blanc, pain blanc, pâtes) ou d’autres aliments capables d’augmenter rapidement la glycémie comme la pomme de terre. L’excès de sucre raffiné entraîne une réelle dépendance, et le sucre doit être comparé à une drogue. A titre d’exemple, savez-vous que 1 litre de coca-cola contient, outre l'équivalent de trois tasses de café, 22 morceaux de sucre raffiné ?

On a également prouvé que le sucre est un facteur majeur de détérioration des dents, favorise  l’obésité et le diabète et augment le risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

 

·        L’aspartame est un poison en vente libre

 

Histoire de l’aspartame

L'aspartame (aspartyl-phénylalanine-méthylester) est un édulcorant de synthèse, composé de deux acides aminé (phénylalanine et acide aspartique) et de méthanol.

Découvert en 1965 par un chimiste de la compagnie pharmaceutique Searle, la première autorisation de mise sur le marché de l'aspartame a été accordée aux États-Unis par la FDA en 1974. Son exploitation commerciale a été lancée par Donald Rumsfeld qui en a tiré sa fortune et son influence. Searle a été racheté en 1985 par Monsanto, le spécialiste des OGM.

Cette filiale se nomme actuellement NutraSweet/Kelco (il est classique de faire valser les noms pour brouiller les pistes). Et comme par hasard Monsanto devient donc maintenant Pharmacia Corp après une fusion et NutraSweet a été vendu à J.W. Childs Equity Partners.

En 1988, l'aspartame est autorisé en France comme édulcorant de table et dans de nombreux aliments. Il est codé en tant que E951 dans la classification des additifs. C'est actuellement l'édulcorant le plus largement utilisé en France (Canderel®). Sa large utilisation vient du fait que l’aspartame a un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du sucre (saccharose). De plus, il n’apporte que 4 kcal/g, ce qui représente un apport calorique négligeable.

L’aspartame est utilisé dans près de 5 000 produits à basses calories.

On le trouve systématiquement dans les boissons "light"(coca-light), les produits laitiers allégés (yaourts, les crèmes desserts, les desserts lactés, les crèmes glacées) et dans les confiseries, la pâtisserie, les confitures.

 

Toxicité de l’aspartame

Selon le métabolisme de l'aspartame dans l'organisme, on peut obtenir plusieurs produits dérivés toxiques : la phénylalanine, le méthanol et la dicétopipérazine.

La phénylalanine est un acide aminé que l’on trouve dans le cerveau humain.

Les personnes souffrant de la maladie génétique appelée phénylcétonurie ne peuvent pas éliminer la phénylalanine. C’est pourquoi, tous les produits à base d’aspartame doivent porter la mention « contre-indiqué en cas de phénylcétonurie ».

Il a été démontré que même une seule prise d'aspartame fait monter les niveaux de phénylalanine au niveau cérébral. La consommation régulière d’aspartame entraîne inévitablement un taux cérébral excessif de phénylalanine dont la conséquence est une chute de ″l’hormone cérébrale de la bonne humeur″ (la sérotonine), conduisant à des désordres émotionnels tel que la dépression. Une consommation chronique d’aspartame va carrément modifier la chimie cérébrale entraînant des pertes de mémoire voire même une destruction des neurones comme on l’observe dans la maladie d’Alzheimer.

Le méthanol correspond, en poids, à environ 10 % de l'aspartame.

Le méthanol se décompose dans le corps en acide formique (le poison injecté par les piqûres de fourmis), en formaldéhyde (cancérigène) et en dioxyde de carbone (éliminé par les poumons). Les problèmes les plus connus d'un empoisonnement au méthanol sont les problèmes visuels. D’autres symptômes sont également répertoriés : maux de tête, bourdonnement d'oreilles, dérangements gastro-intestinaux, faiblesse, vertige, frissons, trous de mémoire, engourdissement et douleurs fulgurantes des extrémités, troubles du comportement. On recommandé de limiter sa consommation de méthanol à 7,8 mg/jour. Un litre de boisson édulcorée à l'aspartame contient environ 56 mg de méthanol.

La formaldéhyde est un cancérigène connu, il cause des dommages à la rétine, s'oppose à la reproduction de l'ADN et cause des malformations prénatales.

La dicétopipérazine a été impliquée dans l'apparition de tumeurs au cerveau et des polypes utérins.

 

La maladie de l’aspartame

Les grands consommateurs de boissons light souffrent d’une série de maux dont ils ne s’expliquent pas l’origine. Il s’agit en fait de la maladie de l’aspartame caractérisée par plusieurs de ces symptômes : douleurs de type fibromyalgie, spasmes, lancements ou engourdissements des jambes, crampes, vertiges, nausées, maux de tête, acouphènes, douleurs articulaires, dépressions, crises d'angoisse, discours incohérent, vision trouble, ou pertes de mémoire.

Pire encore, certains malades ont un diagnostic d’une maladie grave mais qui n’est que la conséquence de la consommation abusive d’aspartame qui provoque des symptômes semblables aux maladies suivantes, ou bien les aggrave : Fibromyalgie – Arthrite - Sclérose en plaques - Maladie de Parkinson – Lupus – Épilepsie - Maladie d'Alzheimer - Syndrome de fatigue chronique - Troubles liés au manque d'attention chez les enfants - Troubles de panique - Dépression et autres troubles psychologiques

 

L’aspartame ne fait même pas maigrir

Ce produit crée chez le consommateur un besoin maladif de sucres et les fait grossir.

L'American Cancer Society a confirmé cette ironie après avoir suivi 80 000 femmes durant six ans. Parmi celles qui ont pris du poids durant cette période, les femmes qui utilisaient

des édulcorants artificiels en ont pris davantage que celles qui n'en consommaient pas.

 

·        Le Xylitol, enfin un sucre qui nous veut du bien

Présent dans les prunes, les framboises, les bananes et les endives, il est obtenu industriellement à partir de bois de bouleau.

Le xylitol est largement utilisé dans les pays scandinaves comme édulcorant dans les chewing-gums et les pastilles à sucer.

Il ne présente que des avantages :

-         Une saveur sucrée identique au saccharose sans arrière goût mais avec une valeur énergétique 40% moindre (2,4 kcal/gr au lieu de 4 kcal/gr).

-         Peut être utilisé sans problème chez les diabétiques.

-         Contrairement à tous les autres sucres, le xylitol est non acidifiant pour l’organisme.

En plus, il présente des vertus thérapeutiques. Plusieurs études sur le xylitol ont permis d’établir que l’emploi régulier du xylitol prévient la carie dentaire. Par la suite, des chercheurs d’Oulu (ville universitaire du nord de la Finlande) ont également démontré que la consommation de xylitol prévenait, de manière significative, les inflammations du tympan chez les enfants.

Personnellement, c’est le seul sucre que je conseille en cuisine aussi bien pour la fabrication de confitures ou de compotes que pour sucrer les fraises. Bon appétit !