Détendez vos artères ! 2/3 des plus de 65 ans sont hypertendus

Détendez vos artères ! 2/3 des plus de 65 ans sont hypertendus

Votre cœur vous inquiète-il assez ? 2/3 des plus de 65 ans sont hypertendus !

Si la maladie chronique la plus fréquente en France est l’hypertension artérielle (HTA), beaucoup ignorent en être atteints, alors que les conséquences peuvent être très graves : infarctus, AVC et très probablement Alzheimer. Et lorsqu’on sait que 30% des patients répondent peu ou mal aux traitements actuels, il est grand temps d’envisager une prévention active (et de découvrir ces cures quasi-miraculeuses !) !  

Arrêtons-nous sur deux faits : 

  • Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans les pays développés. 
  • L’hypertension artérielle est la première cause d’AVC.

Cela souligne d’une part, la fragilité de notre cœur et de nos artères, qui tôt ou tard nous lâchent… mais aussi la gravité à long terme d’une pathologie qui peut paraître bégnine.  

Les accidents vasculaires cérébraux peuvent laisser des invalidités définitives, selon la région du cerveau qui est atteinte (trouble du langage, paralysie du visage ou d’un côté du corps).. 

Quand votre sang part au galop !

Notre système sanguin ressemble peu ou prou à ça, avec au centre le cœur, et sur les côtés, les poumons : 

  • Les artères (en rouge), c’est le réseau sanguin qui apporte l’oxygène aux organes par le sang, exception faite de l’artère pulmonaire qui permet la circulation du sang du cœur vers les poumons. Ce sont les gros tuyaux d’alimentation où la pression est la plus forte. 
  • Les veines (en bleu), c’est le réseau qui évacue les « déchets » liés au fonctionnement cellulaire dont dioxyde de carbone (CO2). Moins sous pression que les artères, leur paroi est plus fine. 
  • Les poumons permettent les échanges entre l’air extérieur et le sang pour évacuer le dioxyde de carbone et réoxygéner le sang.
  • Le cœur est une double pompe qui va permettre de faire circuler le sang dans le réseau systémique (l’ensemble du corps) et dans le réseau pulmonaire (entre le cœur et les poumons). 

Comprenez-vous les chiffres du tensiomètre ? 

Pour comprendre l’hypertension artérielle il faut delà comprendre comment on la mesure. On parle d’hypertension artérielle (HTA) lorsque la pression dans les artères devient trop importante, au point d’endommager leur paroi. La pression artérielle se calcule selon 2 valeurs : 

  • La valeur haute (systolique) : qui correspond à la contraction du cœur. Le sang est éjecté du cœur.
  • La valeur basse (diastolique) : qui est la phase entre chaque contraction cardiaque, lorsque la pression redescend. 

On définit ainsi l’hypertension artérielle par :

  • une pression systolique supérieure à 140 (mm Hg)
  • une pression diastolique supérieure à 90 (mm Hg).

Comme le montre une étude de référence, la différence entre ces deux types de pression est aussi un indicateur très important des maladies cardiovasculaires[1]. Ce que la plupart des médecins ignorent encore… 

Quant aux chiffres de la pression artérielle, ils augmentent régulièrement avec l’âge. Si elle ne touche aujourd’hui que 10% des 18-34 ans, comme nous l’apprend le bulletin épidémiologique français[2], l’hypertension frappe les deux tiers des plus de 65 ans ! Et il n’y a pas que l’âge à prendre en compte…

Les facteurs aggravants sont légion

Assurément, c’est le vieillissement qui est la cause la plus certaine de l’hypertension. Mais si le vieillissement est mis en cause, les carences le sont aussi, ainsi que l’hygiène de vie, et bien d’autres facteurs en lien avec notre mode de vie… Car une chose est sûre : avoir un mode de vie plus sain réduit les risques de contracter cette maladie chronique.

Il y a 3 types de facteurs d’hypertension qui sont beaucoup plus difficiles à maîtriser : 

  • Les facteurs socio-économiques : une moindre qualité du sommeil à cause d’un voisinage bruyant, l’inquiétude vis-à-vis de l’avenir, la difficulté à s’assurer une alimentation saine et le manque de temps pour la cuisiner, l’inconfort de vie qui a tendance à multiplier les raisons de recourir à l’alcool, au tabac et aux drogues sont des facteurs aggravants.
  • Les facteurs dus à l’hérédité ou à la naissance :antécédents familiaux principalement, mais aussi la masculinité
  • Le parcours de vie ö vieillissement, maladies rénales, apnée du sommeil.

Il est donc important, si vous entrez dans une de ces trois catégories, de vous soucier de votre tension artérielle sans pour autant vous culpabiliser. 

Il y a enfin, dans quelques rares cas, des situations où l’hypertension artérielle HTA est provoquée par une autre maladie.  Notamment celles qui touchent 

  • Les glandes, notamment surrénales
  • Les reins 
  • Les hormones (dites endocriniennes)

Enfin, il y a aussi la question cruciale du diabète, peu importe son « type ». Cette maladie contribue grandement au vieillissement prématuré des artères et accélère le processus de d’athérosclérose (de bouchement des artères)[3]. Donc diabète et hypertension font très mauvais ménage.

Enfin, si vous faites de l’hypertension, arrêtez le tabac au plus vite. C’est vraiment ce qu’il y a de plus nocif pour votre cœur et tout le système sanguin. 

 Savoir écouter les signes 

Quels sont les signes qui m’indiquent que je souffre d’hypertension artérielle ? Pour la « sphère » cardiovasculaire, il n’y a que peu de symptômes à proprement parler, mais surtout des signes à observer attentivement. 

Car on ne ressent pas sa pression artérielle. De plus celle-ci varie énormément dans le temps. Seules des mesures répétées sur une journée au repos peuvent donner des valeurs pertinentes. En cas de crise où la pression artérielle est extrêmement élevée, certains signes peuvent apparaitre et doivent vous alerter :

  • Des saignements de nez 
  • Des difficultés à respirer subites et sans cause apparente
  • Des palpitations cardiaques
  • Des malaises
  • Des vertiges fréquents
  • Des suées
  • Des troubles de la vue
  • Des maux de tête, particulièrement au réveil

Qu’est-ce que je risque, docteur ? 

Si l’hypertension fait plus figure de signe avant-coureur que de pathologie, et même si elle est très fréquente après 60ans, elle n’est pas du tout à prendre à la légère. 

Car, quand votre tension est trop forte, c’est que l’une des parois de vos artères est malade. Ceci peut causer un bouchon autrement appelé caillot ou thrombus, qui risque de la boucher. Dans certains cas de thrombose, le caillot remonte jusque dans les artères qui irriguent le cerveau et les bouche. La partie du cerveau touchée est alors rapidement et durablement endommagée. C’est ce que l’on appelle un AVC, un accident vasculaire cérébral. 

L’AVC peut être mortel, mais il peut aussi donner lieu à toutes sortes d’invalidité, selon les régions du cerveau où il se produit. Les AVC peuvent donc autant affecter les capacités motrices que la région du langage, et créer des séquelles graves, voire même définitives (paralysie, incapacités à parler)

Il peut aussi arriver que les bouchons s’accumulent dans les artères qui nourrissent le cœur et entraine ce qu’on appelle l’infarctus du myocarde.  Le muscle cardiaque n’a plus le sang dont il a besoin et finit par se nécroser. C’est la crise cardiaque : votre cœur n’arrive plus à battre. 

L’hypertension est également un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer.  Une étude néerlandaise publiée en juin dernier dans le journal médical Hypertension, a montré que le traitement de l’hypertension pouvait être bénéfique contre Alzheimer[4]. Elle complète ainsi une étude de 2013, montrant qu’une bonne circulation sanguine pouvait prévenir Alzheimer[5]

Pourquoi ? Parce que si votre cerveau est bien irrigué, notamment votre hippocampe, il marche mieux et résiste mieux à l’usure induite par l’âge. Au contraire, si votre cerveau est mal irrigué, il se « détraque » plus facilement. 

Enfin, l’hypertension artérielle entraine aussi des dommages sur les artères. Or ces dernières irriguent tous les autres organes ! Résultat : vos reins et vos yeux peuvent être très affectés. Et si vous souffrez d’hypertension, vous êtes donc plus susceptible de contracter une maladie de la rétine (rétinopathie) ou encore plus grave, une insuffisance rénale chronique. Cette maladie, très fréquente, est particulièrement lourde, puisqu’elle n’est traitée que par dialyse ou par greffe. En 2015, elle touchait en France 5,7 millions de personnes, avec une mortalité de 10,6%[6].  

Heureusement, vous pouvez dès à présent, simplement en changeant votre mode de vie, diminuer considérablement vos risques d’hypertension et même commencer à la faire baisser. 

Les 5 lois anti-hypertension

L’hypertension, ça se soigne. Mais pour ça, il faut respecter certains principes même si cela demande de changer quelque peu ses habitudes de vie.  

  1. Prévenez à tout prix l’embonpoint

C’est certainement le conseil le plus difficile à suivre. L’obésité et le surpoids sont très mauvais pour le cœur, mais il n’y a rien de pire que l’embonpoint, ce gros ventre qui stocke toutes les mauvaises graisses. 

Du reste, les études désormais célèbres sur le sujet, et publiées dans les revues spécialisées des cardiologues, montrent que les personnes qui ont de l’embonpoint sont plus sensibles à l’hypertension et ont plus de risques de mourir que les obèses dont la graisse est mieux répartie[7]… 

  • Supplémentez-vous en magnésium ![8] 

C’est un minéral que l’on trouve facilement dans l’alimentation courante (dans le chocolat noir notamment…) mais toujours en petites quantités. L’excès de café ou d’autres diurétiques ayant tendance à éliminer le magnésium, il est important de faire une cure de magnésium au moins une fois par an. 

  • Évitez le triptyque mortel pour le cœur : graisse, sucre, sel

Certaines graisses (triglycérides, mais surtout les acides gras trans), font augmenter le taux de mauvais cholestérol, ce qui favorise légèrement la formation des caillots. Le sucre a un effet similaire. Hélas occulté pendant 50 ans par la désormais célèbre étude truquée d’Harvard de 1965, qui a rejeté sur la graisse[9] tous les dysfonctionnements cardio-vasculaires. Quant au sel, il favorise la rétention d’eau qui pèse, très lourd sur le cœur. 

  • Bannissez les consommations d’alcool, de tabac et de drogue

Elles sont, il va sans dire, à arrêter au plus vite si vous faites de l’hypertension. Votre consommation rejaillit directement sur la santé de votre circulation.  

  • Faites attention au stress

Le rapport entre stress et hypertension est évident pour presque tous les médecins, qui l’ont observé sur leurs patients. 

Pourtant, il n’y a pas de rapport direct entre le stress et le rétrécissement des artères. En fait, selon une étude récente, le stress trouble l’homéostasie, c’est-à-dire « l’autoguérison », ce principe qui consiste pour le corps humain à tendre naturellement vers un équilibre fonctionnel[10]. Et en effet, qu’est-ce qu’être stressé, sinon mettre notre corps en surrégime aux dépens de notre santé immédiate ? 

Nous avons presque tous vécu le cercle vicieux du stress, qui est mauvais pour notre forme physique et notre système sanguin : plus nous sommes stressés, plus nous fatiguons, plus nous prenons d’excitants qui lessivent les vitamines et les minéraux qui nous aideraient à tenir, et plus nous sommes stressés… Cela peut conduire n’importe qui à faire de l’hypertension. 

Aux Etats-Unis, et c’est peu de le dire, l’équilibre alimentaire n’est pas un principe culturel fondamental. Ce pays de pionniers est devenu aussi pionnier dans la création de fast-foods, dans la malbouffe en général, dans l’obésité en particulier, et à contrario dans l’orthorexie, cette manie de peser les aliments et de faire de la nutrition une torture. 

Le problème, c’est que les Américains ont exporté leurs problèmes alimentaires en même temps que leur mode de vie. En France, 1 personne sur 6 est obèse, et on ne s’étonne plus que des enfants élevés aux chips, « céréales » ultra-sucrées et sodas, fassent un diabète de type II à peine la majorité atteinte.

Les pays francophones européens avaient jusqu’aux années 2000 plutôt bien résisté aux problèmes cardiovasculaires propres aux pays anglo-saxons. Ce n’est pas pour rien qu’on a parlé de « miracle français ». Mais cette résistance est nettement moins d’actualité maintenant. Et, ce phénomène a même gagné la Chine où il y avait en 2014, 62 millions d’obèses, soit presque autant que de citoyens en France[11].

Et bien évidement, les problèmes cardio-vasculaires, qui sont la plus importante cause de mortalité dans les pays développés, sont intimement liés à l’alimentation.

Remède américain vs. Remède européen

D’où la nécessité pour les autorités américaines de recommander un régime capable de diminuer cette mortalité, c’est le fameux régime DASH, qui signifie « approches diététiques pour arrêter l’hypertension ». C’est le régime hypotenseur officiel aux Etats-Unis.

Le régime DASH, par un apport en potassium, magnésium et calcium, se propose de faire baisser votre pression artérielle systolique de 8 à 14 points à moyen terme. Il vise aussi à faire baisser vos risques de cancer, de diabète, d’ostéoporose, de maladies cardiaques en général et d’AVC en particulier. 

J’ai adapté certaines recommandations, qui visaient à ne pas désespérer des personnes en grande difficulté pondérales. 

Ce régime américain représente donc un progrès si vous êtes en surpoids ou en obésité. Mais si vous faites de l’hypertension alors que vous êtes mince, ce régime n’est pas fait pour vous.  Voici mes recommandations :

  • Pas plus de 2 grammes de sel par jour, 
  • 6 à 8 portions de sucres lents par jour. 1 portion peut consister en une tranche de pain noir, ou une demi-tasse (125ml) de féculent cuit. Privilégiez les céréales complètes,
  • Évitez les sauces, elles contiennent toutes du beurre ou de l’huile, et rarement de bonne qualité,
  • 4 à 5 portions de légumes. Pour les légumes verts, une portion, c’est une tasse (250 ml) de légume vert cru, ou une demi-tasse (125 ml) de légume cuit. Privilégiez les tomates, les carottes, le brocoli, les patates douces, les légumes verts,
  • 4 à 5 portions d’une demi-tasse (125 ml) de fruits frais, 
  • Pas plus de 40g de produits laitiers par jour,
  • Pas plus de 150g de viande maigre par jour. Diminuez pour remplacer progressivement par les légumes. L’idéal reste tout de même de ne pas manger de viande plus de 2 fois dans la semaine, régime ou pas,
  • 120 à 150 grammes de noix et autres graines par semaine,
  • Diminuez autant que faire se peut les matières grasses, les sucres, l’alcool et le tabac,
  • Évitez les édulcorants,
  • Surtout, privilégiez les aliments frais. Peu ou pas de surgelés. Rincez les produits en conserve avant de les préparer pour ôter autant que possible les conservateurs, les perturbateurs endocriniens, le plastique et le sel. 

Le régime DASH représente la limite maximale à ne pas franchir si vous cherchez à assainir votre système circulatoire. 

Il semble quand même que le régime le plus équilibré est le régime méditerranéen[AG1] , à base de crudités, et surtout, plein de polyphénols excellents pour le cœur (ces pigments que l’on trouve dans les fruits et les légumes colorés). Vous trouverez 1000 recettes pour accommoder ce régime alimentaire à vos goûts sur le net. 

CoQ10 : un des meilleur anti-oxydants

La CoQ10, ou Co-enzyme Q10, est mal connue du grand public. Elle n’est pour ainsi dire mentionnée que dans les publicités pour les crèmes anti-âge. 

Pourtant, la CoQ10 nous est indispensable 95% de l’énergie de notre corps est transformée grâce à la CoQ10 ![12],[13] Et c’est le cœur, les poumons, le foie et les reins qui en contiennent le plus[14]. Sans elle, on ne peut pas comprendre le principe de la respiration. Si bien qu’elle a valu à celui qui l’a découverte, Peter Mitchell, le prix Nobel de chimie en 1978 !   

Il y a un rapport intime entre le fait de vieillir et de manquer de CoQ10[15]. On pourrait presque calculer votre âge réel juste en observant votre proportion de CoQ10 ! Votre corps contient 2 fois moins de CoQ10 à 60 ans qu’à 25 ans, et 3 fois moins à 80 ans[16]

En outre, cette substance a bien des vertus pour votre santé : 

  • Vous complémenter en CoQ10 ralentit le vieillissement[17], notamment votre peau (cela fait 20 ans qu’on le sait[18], de nouvelles études le confirment régulièrement[19], et les marchands de cosmétiques se sont depuis longtemps emparés du marché…)
  • Elle améliore la santé des patients atteints de la maladie de Parkinson, qui s’est révélée jusqu’ici intraitable par la médecine médicamenteuse[20]
  • Elle est excellente pour accompagner le traitement des maladies chroniques du poumon[21]
  • Elle permet de produire des spermatozoïdes en bien meilleure forme[22]
  • Sur les patients atteints d’insuffisance cardiaque, elle a montré une nette baisse de la mortalité[23]. D’ailleurs, la gravité des insuffisances cardiaques est proportionnelle au manque de CoQ10 dans le corps ![24]
  • La CoQ10 joue un rôle important dans le renforcement du système immunitaire et des performances physiques[25]
  • Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ont très peu de CoQ10 dans le liquide où baigne le cerveau[26]
  • Elle fait partie des rares options efficaces pour combattre la migraine, et est plébiscitée à ce titre par les autorités sanitaires canadiennes[27]
  • Elle permet de réguler le taux de sucre dans le sang, ce qui est efficace dans le traitement du diabète de type II[28]

CoQ10 : le carburant miracle du cœur et des poumons ?

Ça ne fait que depuis une cinquantaine d’années que l’on connaît le fonctionnement de la CoQ10 et des mitochondries. L’herboristerie est préhistorique, les premiers écrits médicaux sumériens ont plus de 4000 ans. Le serment d’Hippocrate a 2500 ans. 50 ans, c’est donc l’équivalent d’un battement de cils en comparaison de l’histoire de la médecine.

Pourtant la CoQ10 est fascinante. 

Il y a dans nos cellules des centrales électriques, les mitochondries. Nous connaissons leur rôle seulement depuis l’article (alors refusé partout) de Lynn Margulis, en 1967[29].

Les mitochondries sont des cellules dans les cellules. Elles étaient originellement des bactéries, qui ont commencé à parasiter d’autres cellules. C’est de cette symbiose qu’est née la vie animale… il y a 2 milliards d’années. Ces petites centrales permettent de donner l’énergie du corps aux cellules. Mais elles ne peuvent être nourries qu’avec de la CoQ10. 

Cette précieuse substance fut d’abord découverte dans le côlon d’un cheval (Festenstein, 1950) puis nommée pour la première fois lorsqu’elle est observée à nouveau dans les mitochondries du bœuf, en 1957[30], par Frederick L. Crane. Et c’est finalement Peter Mitchell qui décrivit les rapports entre CoQ10 et mitochondries.

Depuis, les possibilités de la CoQ10 sont apparues comme innombrables[31]. Puisque notre corps peine à fabriquer ses propres nutriments avec l’âge. Elle représente l’un des compléments alimentaires les plus précieux et les plus efficaces qui soient. 

Elle est partout (comme son nom l’indique) 

La CoQ10, c’est une petite poudre orange qui, telle que vous l’avez dans vos cellules, répond au doux nom d’ubiquinone (de l’adjectif ubique, qui signifie « (présent) partout »). 

Toutefois, il existe de la CoQ10 à moitié réduite (ubiséminone), ainsi que dans un état complètement réduit (ubiquinol). Dans le commerce, comme complément alimentaire, il n’existe de choix qu’entre ubiquinone et ubiquinol. 

Sous l’une ou l’autre forme, elle est sans contre-indication, même si à fortes doses, elle peut avoir des effets indésirables mineurs (nausées, maux de tête)[32]

Les aliments qui contiennent le plus de CoQ10 sont (en mg/kg)[33] :

  • Le cœur de bœuf (113)
  • Le foie de bœuf (entre 39 et 50)
  • La viande de bœuf (muscle, entre 26 et 40)
  • Le cœur de porc (12 à 128)
  • Le foie de porc (23-54)
  • Le muscle de porc (14-45)
  • La cuisse de poulet (24-25) 
  • Le blanc de poulet (8 à 17)
  • Le maquereau à chair rouge (43-67)
  • La sardine (jusqu’à 65)
  • L’huile de soja (de 54 à 280)
  • L’huile d’olive (de 4 à 160)

Si vous voulez avoir votre content de CoQ10, il est donc important de manger de la viande ou de consommer d’excellentes huiles. Mais tôt ou tard, ça ne suffit pas, et à moins d’avaler des quantités gargantuesques de viande (ce qui n’est pas recommandé, ni pour vous, ni pour l’environnement, ni pour votre porte-monnaie) la complémentation devient inévitable si vous avancez en âge. 

Le meilleur complément est bien évidemment celui qui rentre le mieux dans l’organisme, c’est-à-dire le complément liposomé. Cela signifie que la CoQ10 est enrobée dans une capsule de graisse précieuse, la même que celle qui protège les cellules de votre corps – les phospholipides. 

Ce procédé garantit que la fragile CoQ10 n’est pas détruite par les enzymes et les acides du système digestif, et qu’elle traverse en toute sérénité la paroi de votre intestin, puisque votre corps adore les phospholipides et les absorbe dès qu’il les repère !

La CoQ10 liposomée est aujourd’hui la solution naturelle la plus douce et la plus efficace pour remettre en forme vos organes vitaux (foie, reins, cœur, poumons), et vous redonner un gain d’énergie en mettant un coup de fouet à vos cellules, qui n’attendent que ça. 

Il n’y a aujourd’hui qu’un seul fabricant de CoQ10 liposomée.[34] [AG2] 

Et si le pire ennemi de l’hypertension, était un haricot gluant ?

En à peine 3 petites années, le natto est passé de mystère alimentaire à celui de remède très recherché, surtout pour ses vertus circulatoires. 

Le natto est une sorte de condiment de petit déjeuner, des haricots de soja fermentés à l’odeur un peu particulière. 

Mais rassurez-vous, les chercheurs conscients que le plat ne plaît pas à tout le monde, ont eu l’idée de distribuer le natto sous forme de gélules ! 

Le natto est l’aliment qui contient le plus de vitamine K2. Le seul aliment à s’en rapprocher un peu, c’est le pâté de foie d’oie mais il en contient tout de même 4 fois moins [35]. Le fromage à pâte dure en contient 15 fois moins. 

Or la vitamine K est le plus puissant coagulant naturel. La variété K2 a également un effet protecteur sur la densité minérale osseuse. Ainsi, elle réduit le risque de fractures de la hanche – vertébrales et non vertébrales[36]

Ces effets s’accentuent si la vitamine K2 est associée à la vitamine D en cas d’ostéoporose[37]. Les études actuelles s’intéressent à ses qualités de renforcement des structures du corps telles que les os et les artères, notamment avec une éventuelle réduction de la pression artérielle. 

Mais c’est surtout la nattokinase qui se révèle excellente pour résoudre les problèmes sanguins, et particulièrement pour la dissolution des caillots. Or cette enzyme ne se trouve que dans le natto !

Le miracle Français… en voie de disparition

Après la 2nde guerre mondiale, lorsque les chercheurs se sont intéressés aux maladies cardiaques, ils se sont rendu compte que certaines populations y étaient beaucoup moins sensibles que d’autres. 

Parmi elles, les Français ! Ce miracle français était dû à la consommation de raisin et de vin rouge, où on retrouve un tanin excellent pour le cœur et tout le système circulatoire – le resvératrol. 

Hélas… le miracle français a tendance à s’estomper : les Français boivent moins de vin (heureusement aussi), et malheureusement, ils mangent beaucoup plus gras, salé, sucré, et beaucoup plus de plats préparés. 

Comment le haricot fermenté sauve vos artères

Les Japonais, consomment du natto dès le petit déjeuner. C’est le Dr. Hiroyuki Sumi qui a pratiqué tout une série de tests sur la nattokinase, et qui a découvert que cette enzyme unique dissout littéralement les plaques de fibrine, une protéine coagulatrice qui joue un rôle important lors de l’accrétion des cellules sanguines qui forment les caillots. 

Par conséquent, son activité fibrinolytique (qui dissout la fibrine) en fait un aliment miracle pour la circulation sanguine. Sûr, puissant et naturel, il a des effets similaires au fluidifiant sanguin le plus connu : l’aspirine. 

La nattokinase empêche aussi la formation des bouchons dans les artères et près du cœur, l’athérosclérose. Mais surtout, elle réduit fortement l’hypertension en permettant la création de rénine, une enzyme qui tempère votre circulation. Des études en double aveugle ont démontré son efficacité sur la régulation de la pression systolique et diastolique. Une supplémentation permet un traitement préventif et curatif. 

Vous en trouverez chez Perfect Health Solutions[38] qui a l’avantage de n’avoir ni goût ni odeur.

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz

Avez-vous pensé aux épices et aux herbes ? 

Elles sont réputées pour faire baisser la pression artérielle : 

  • Basilic
  • Lavande
  • Céleri
  • Cardamome
  • Graines de lin
  • Ail
  • Gingembre
  • Griffe de chat
  • Aubépine
  • Cannelle

D’autres aliments pourraient aussi vous être très utiles : 

La laitue, elle aussi riche en potassium ; les fruits des bois et les baies ; les betteraves ; les maquereaux et les sardines, riches en oméga3 et pauvres en métaux lourds, contrairement au saumon et au thon ; les graines en général, sans oublier les grenades !


[1] Ian B. Wilkinson, John R. Cockcroft, Mind the gap : pulse pressure, cardiovascular risk, and isolated systolic hypertension, American Journal of Hypertension, Volume 13, Issue 12, December 2000, Pages 1315–1317

[2] http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2018/10/2018_10_1.html

[3] https://www.diabete.qc.ca/fr/comprendre-le-diabete/tout-sur-le-diabete/complications/diabete-et-maladies-cardiovasculaires/

[4]Daan L.K. de Jong et al. Effects of Nilvadipine on Cerebral Blood Flow in Patients With Alzheimer Disease, 17 Jun 2019https://doi.org/10.1161/HYPERTENSIONAHA.119.12892Hypertension. 2019;74:413–420

[5] https://n.neurology.org/content/81/10/896

[6] Atlas de l’insuffisance rénale chronique terminale en France, Coédition Irdes – Agence de la biomédecine, coll. « Ouvrages de l’Irdes », 2018

[7] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4995595/

[8] Xi Zhang, Yufeng Li, Liana C. Del Gobbo, Andrea Rosanoff, Jiawei Wang, Wen Zhang, and Yiqing Song. Effects of Magnesium Supplementation on Blood Pressure, A Meta-Analysis of Randomized Double-Blind Placebo-Controlled Trials, Originally published11 Jul 2016 https://doi.org/10.1161/HYPERTENSIONAHA.116.07664Hypertension. 2016;68:324–333

[9] Christine Kearns et al. Sugar Industry and Coronary Heart Disease ResearchA Historical Analysis of Internal Industry Documents, JAMA Intern Med. 2016;176(11):1680-1685. doi:10.1001/jamainternmed.2016.5394

[10] C Ayada, Ü Toru, and Y Korkut, The relationship of stress and blood pressure effectors, Hippokratia. 2015 Apr-Jun; 19(2): 99–108.

[11] https://www.scmp.com/lifestyle/health/article/1521011/21-billion-people-are-obese-china-and-us-among-worlds-fattest-new

[12] Ernster L, Dallner G: Biochemical, physiological and medical aspects of ubiquinone function. Biochim Biophys Acta 1271: 195-204, 1995

[13] Dutton PL, Ohnishi T, Darrouzet E, Leonard, MA, Sharp RE, Cibney BR, Daldal F and Moser CC. 4 Coenzyme Q oxidation reduction reactions in mitochondrial electron transport (p. 65-82) in Coenzyme Q: Molecular mechanisms in health and disease edited by Kagan VE and Quinn PJ, CRC Press (2000), Boca Raton

[14] Aberg F, Appelkvist EL, Dallner G, Ernster L (June 1992). “Distribution and redox state of ubiquinones in rat and human tissues”. Archives of Biochemistry and Biophysics. 295 (2): 230–4

[15] Kalén A, Appelkvist E-L, Dallner G: Age-related changes in the lipid compositions of rat and human tissues. Lipids 24: 579-584, 1989

[16] Udo Hoppe, Jörg Bergemann et al. Friedhelm Dr Steckel, Published in BioFactors 1999

    DOI:10.1002/biof.5520090238 Coenzyme Q10, a cutaneous antioxidant and energizer.

[17] Lenaz G, D’Aurelio M, Merlo Pich M, et al. Mitochondrial bioenergetics in aging. Biochim Biophys Acta. 2000 Aug 15;1459(2-3):397-404.

[18] Hoppe U1, Bergemann J, Diembeck W, Ennen J, Gohla S, Harris I, Jacob J, Kielholz J, Mei W, Pollet D, Schachtschabel D, Sauermann G, Schreiner V, Stäb F, Steckel F. Coenzyme Q10, a cutaneous antioxidant and energizer. Biofactors. 1999;9(2-4):371-8.

[19]https://www.researchgate.net/publication/12883553_Coenzyme_Q_10_a_cutaneous_antioxidant_and_energizer

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[34] Si ça vous intéresse, vous pouvez l’obtenir sur le site internet de Perfect Health Solutions, ici : https://www.perfecthealthsolutions.eu/shop/product/575-coq-10-liposome-674#attr=

[35] L. J. Schurgers et C. Vermeer, « Differential lipoprotein transport pathways of K-vitamins in healthy subjects », Biochim. Biophys. Acta., vol. 1570, no 1,‎ 2002, p. 27–32

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[38] https://www.perfecthealthsolutions.eu/shop/product/585-nattokinase-744?search=natto#attr=

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