Traiter la ménopause ? Oui mais pas à n’importe quel prix !

Publié par drschmitz le

Actuellement, l’espérance de vie d’une femme française est d’environ 80 ans. La ménopause survient autour de 50 ans ce qui implique que la période de la ménopause occupe plus du tiers de la vie des femmes, soit environ trente ans. C’est donc important de faire les bons choix afin de préserver le plus longtemps possible votre santé et surtout votre qualité de vie. Malheureusement, la médecine officielle ne propose que la prise d’hormones de synthèse dont les effets secondaires sont catastrophiques.

La ménopause n’est pas une maladie mais une période de vie de la femme

La ménopause est un processus naturel qui survient en moyenne vers l’âge de 50 ans. Elle se définit comme un arrêt des règles durant une période d’un an. La ménopause n’est pas une maladie mais une période de transition dans la vie d’une femme, marquée par l’arrêt de production de certaines hormones (oestrogènes et progestérone) avec des répercussions variables d’une femme à l’autre à la fois sur le plan physique et psychologique.

Le traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause est à proscrire

C’est en 2002 que deux études cliniques de très grande ampleur ont stupéfait le monde médical. La première est une étude américaine (Women’s Health Initiative) qui a débuté en 1997 et devait se terminer en 2005. Plus de 16.000 femmes américaines ménopausées (âgées entre 50 et 79 ans) ont reçu soit un placebo (substance inactive), soit un comprimé quotidien contenant un œstrogène et un progestatif. Le but de l’étude était de vérifier les bienfaits du THS chez des femmes ménopausées en bonne santé. En 2002, après plus de cinq ans de traitement, les auteurs ont préféré mettre un terme à l’étude alors qu’elle devait se continuer jusqu’en 2005 parce qu’ils ont a estimé que les risques de santé encourus par les participantes, qui suivaient un traitement hormonal substitutif (THS), l’emportaient sur les bienfaits éventuels du traitement. Ils ont observé que le risque d’accidents vasculaires cérébraux a augmenté de 41 % chez les femmes prenant des hormones en comparaison du groupe témoin; le risque de crises cardiaques s’est accru de 29 % et celui du cancer du sein de 26 %. Le nombre de phlébites (thromboses veineuses) a aussi doublé dans le groupe sous hormones.

La deuxième étude (Million Women Study)  est encore plus vaste car elle a recruté un million de femmes britanniques âgées de 50 à 64 ans entre 1996 et 2001.  Celles-ci, ont donné des informations sur le type de THS qu´elles utilisaient et ont été suivies afin d´évaluer leur mortalité et l´incidence du cancer. Les auteurs de l’étude en concluent qu’au cours des dix dernières années l’usage du traitement hormonal de la ménopause par les  anglaises a pu entraîner 20.000 cancers du sein. Ils révèlent également que l’augmentation du risque de cancer du sein est le même quelque que soit le mode d’administration du traitement, comprimés ou voie non orale (gel ou patch largement utilisés en France). Ils recommandent aux femmes qui sont actuellement sous traitement hormonal d’arrêter aussitôt que possible. En effet les risques de cancer du sein diminuent  à l’arrêt du traitement; cinq ans après l’arrêt, les risques supplémentaires sont nuls.

Comment peut-on encore oser prescrire des hormones de synthèse à nos patientes ménopausées si on veut respecter une des bases de l’éthique médicale qui veut que tout traitement préventif  sur des personnes en bonne santé doit apporter de nombreux effets bénéfiques et ne comporter aucun risque ?

Une plante qui apporte de la progestérone naturelle : le yam

Le Yam est une plante sud-américaine dont de rares espèces possèdent des racines très riches en diosgénine, un principe actif qui est un précurseur de la progestérone et de la DHEA. Cela veut dire que quand on administre de la diosgénine à une femme, son corps va la convertir en progestérone naturelle et en DHEA.

J’utilise le yam depuis plus de 10 ans chez toutes mes patientes ménopausées avec beaucoup de succès car il me permet de résoudre à lui seul pratiquement tous les désagréments de la ménopause et il est aussi un merveilleux traitement anti-âge. Cependant, si on veut obtenir de tels résultats, il faut impérativement utiliser un yam de très haute qualité à savoir la seule espèce de yam (la plus rare) qui est très riche en diosgénine. Il faut également préférer le yam  sous forme de crème car le yam en gélules est partiellement détruit par les sécrétions acides de l’estomac.

Après avoir testé différentes crèmes, c’est le yamplex fabriqué par le laboratoire Effiplex qui me donne les résultats les plus spectaculaires. Cette crème possède à la fois une galénique exceptionnelle permettant une absorption cutanée optimale et une forte concentration en diosgénine (16%).

On a trop souvent réduit la ménopause à une carence en oestrogènes en oubliant les rôles fondamentaux que jouent la progestérone naturelle en matière de santé, de bien-être et de protection

Ce traitement va permettre au corps de la femme de remonter ses taux de progestérone naturelle et de DHEA et après un mois de traitement, on observe les résultats suivants :

  • Accroissement de l’énergie, diminution de la fatigue physique;
  • Sensation de bien-être, disparition de la dépression liée à la ménopause ;
  • Amélioration de la vivacité de l’esprit et des capacités de concentration ;
  • Amélioration de la qualité du sommeil;
  • Diminution des troubles hormonaux liés à la ménopause tels que bouffées de chaleur, baisse de la libido, prise de poids.

A ces effets bénéfiques directement visibles, il faut ajouter le rôle préventif du yam à moyen et à long terme au niveau de l’ostéoporose, de la protection cardio-vasculaire, des défenses immunitaires et du vieillissement de la peau.

C’est pour toutes ces propriétés bénéfiques que je conseille à toutes mes patientes ménopausées de commencer le yam dès le début de la ménopause et de le continuer le plus longtemps possible. J’ai des patientes de plus de 80 ans qui continuent toujours le traitement…Pour les femmes qui sont en ménopause depuis quelques année sans traitement, elles peuvent prendre du yam car elles bénéficieront malgré tout de ses propriétés bénéfiques.

Pour les patientes sous THS classique, je conseille d’arrêter le traitement immédiatement et de commencer le yam dans la foulée.

Les phyto-oestrogènes sont parfois nécessaires sur une courte période

Nous venons de constater que le yam résolvait la plupart des troubles de la ménopause à lui tout seul. Cependant, environ 20 % des femmes sous yam crème vont se plaindre de persistance de bouffées de chaleur et/ou de sécheresse vaginale.

Ces deux symptômes sont en relation directe avec la carence oestrogénique propre à la ménopause.

Dans ces cas-là, on complète le traitement par la prise de phyto-oestrogènes pendant quelques mois.

Beaucoup de plantes ont des effets phyto-oestrogéniques comme :

Actea Racemosa (Actée à grappes), Dong Quai (Angelica Sinensis), la Sauge (Salvia officinalis) et les phytoestrogènes du soya. J’utilise le Menaplex à la dose de 4 gélules par jour pendant 2 à 3 mois.

L’ostéoporose, les suppléments de calcium et les produits laitiers

La plus grosse des idées fausses sur le lait est qu’il contribue à prévenir l’ostéoporose. Puisque la teneur en calcium dans notre corps diminue avec l’âge, on nous dit de boire beaucoup de lait pour prévenir l’ostéoporose. Mais c’est une grossière erreur. Boire trop de lait crée en réalité l’ostéoporose. Ce dont nous souffrons, ce n’est pas d’un problème d’apport mais plutôt d’assimilation ou de fixation du calcium que nous pouvons corriger par :

  • La prise de suppléments de calcium avec les bons transporteurs (pidolates)
  • L’apport de vitamine D ou sa synthèse par exposition au soleil est indispensable. Cette vitamine participe à la bonne santé des os.
  • L’apport de vitamine K2. Cette vitamine joue également un rôle important dans la régulation du calcium et la formation des os.
  • L’exercice physique qui permet une bonne fixation du calcium.

Boire trop de lait crée en réalité l’ostéoporose ! Le lait est très riche en protéines qui, pour être éliminées par le corps, obligent celui-ci à mobiliser son propre calcium ! Quand on consomme des protéines, leur digestion engendre des acides dans le sang. Le corps les neutralise par des alcalins.       Le corps utilise le calcium des os pour servir d’alcalin. Le lait est un aliment acidifiant et donc conduisant à une déminéralisation (ostéoporose) pour compenser le déséquilibre acido-basique. C’est d’ailleurs dans les pays où la consommation de lait et de produits laitiers est la plus importante (USA, Finlande, Suède et Grande-Bretagne) que l’ostéoporose est le plus répandue.

Le calcium présent dans le lait de vache provient… des végétaux qu’elle consomme !! Alors allons directement à la source !

Les sources végétales de calcium sont de bien meilleure qualité et bien mieux adaptées à notre organisme que le lait de vache.

  • les légumes (en particulier les légumes verts feuillus, le chou, brocolis, asperges, épinards, cresson…) ;
  • les céréales (avoine…) ;
  • les oléagineux (amandes, noix, noisettes…) ;
  • les légumineuses (haricots…) ;
  • les fruits secs (figues, dattes, raisins, abricots…)
  • les oranges, le persil,
  • les graines de sésame,
  • le tofu.

Mon protocole de traitement naturel de la ménopause

1. Yamplex crème

  • Application de ¼ de cuillère à café matin et soir au niveau du pli du coude (à l’endroit où l’on fait les prises de sang). Traitement journalier pendant plusieurs années, idéalement au moins jusque 70 à 75 ans.
  • En cas de traitement hormonal substitutif classique, vous pouvez l’arrêter et commencer immédiatement le Yamplex, sachant qu’il y aura 1 ou 2 mois de transition (accentuation des bouffées de chaleur)
  • Après 2 mois de Yamplex, tous les effets bénéfiques de ce traitement sont opérationnels.  C’est pourquoi, s’il persiste des bouffées de chaleur et/ou une sécheresse vaginale, il faut compléter le traitement par le Menaplex

2. Menaplex

  • Prendre 4 comprimés par jour : 2 matin  – 2 soir juste avant les repas
  • Traitement à faire quelques mois (jusqu’à disparition complète des bouffées de chaleur)

3. Si problème d’ostéoporose :


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